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Nettoyage d’une colonne vide-ordures : la méthode par le bas et l’équipement haute pression

Une colonne vide-ordures se nettoie depuis le local de réception, au pied de l’immeuble. Une tête de lavage rotative, montée sur un flexible haute pression DN10, est propulsée vers le haut par ses propres jets, puis décrasse le conduit pendant la descente. Avec une pompe de 170 bar à 43 l/min, la tête remonte seule sur environ cinq niveaux.

Quelle est l’obligation de nettoyage d’une colonne vide-ordures ?

Le règlement sanitaire départemental impose de ramoner, nettoyer et désinfecter les conduits de vide-ordures au moins deux fois par an. C’est l’article 79 du règlement sanitaire départemental type, repris dans chaque département, par exemple à l’article 79 du règlement sanitaire du département de Paris. Les réceptacles et le local de stockage doivent être tenus propres en permanence et désinfectés au moins une fois par an, avec des produits homologués.

L’obligation pèse sur le propriétaire ou le syndicat des copropriétaires, qui la confie le plus souvent à une entreprise d’hygiène spécialisée ou à la régie du bailleur. Pour ces opérateurs, chaque colonne représente donc au moins deux interventions par an, ce qui fait du rendement par colonne le vrai sujet.

Depuis l’ordonnance n° 2019-1101 du 30 octobre 2019, une copropriété peut décider la fermeture de ses vide-ordures pour des raisons d’hygiène à la majorité simple. Tant que la colonne reste en service, l’obligation d’entretien s’applique intégralement.

Pourquoi nettoyer la colonne par le bas plutôt que depuis le toit ?

Le nettoyage par le bas évite tout accès en toiture et tout travail en hauteur. L’opérateur reste au rez-de-chaussée, à côté de sa machine, et l’eau chargée de dépôts retombe naturellement dans le local de réception, où elle est de toute façon récupérée et évacuée.

La méthode présente trois avantages concrets pour un exploitant :

  • une intervention à un seul opérateur pour la phase de lavage, sans coordination entre le toit et le local ;
  • pas d’équipement d’accès en toiture à installer, ni de clés de terrasse à obtenir auprès du gestionnaire ;
  • un véhicule stationné au pied de l’immeuble, avec le flexible déroulé directement jusqu’au local.

Au-delà d’une certaine hauteur, la tête ne remonte plus seule et il faut l’assister depuis le haut de la colonne. Toute la question du dimensionnement est de savoir où se situe cette limite pour un équipement donné.

Comment une tête rotative remonte-t-elle seule dans une colonne ?

Une tête rotative remonte parce que ses jets arrière produisent une force de réaction supérieure au poids du flexible qu’elle tire. C’est le même principe que celui d’une buse de curage dans une canalisation horizontale, à ceci près qu’à la verticale, la tête doit porter tout le flexible déjà engagé dans la colonne.

Les ordres de grandeur sont les suivants :

Pompe 170 bar / 43 l/minPompe 320 bar / 45 l/min
Poussée utile des jets (ordre de grandeur)environ 9 kgenviron 14 kg
Poids d’un flexible DN10 rempli d’eauenviron 0,45 kg/menviron 0,45 kg/m
Hauteur atteinte seule, en pratiqueenviron 15 m, soit 5 niveauxenviron 24 m, soit 8 niveaux

La hauteur pratique est inférieure au simple rapport entre poussée et poids, parce que le flexible frotte contre la paroi, que les colonnes comportent des dévoiements et que la tête doit garder une marge pour franchir les dépôts.

Ces valeurs sont des ordres de grandeur. Elles varient avec l’état du conduit, la longueur de flexible entre la machine et la colonne et le calibrage de la buse.

Quel hydrocureur et quel flexible selon la hauteur de l’immeuble ?

Le choix se fait d’abord sur la hauteur de l’immeuble, puis sur le flexible, et en dernier sur la machine.

Hauteur de la colonnePression / débitFlexible dans la colonneÉquipement MIRAGE
Jusqu’à environ 5 niveaux170 bar / 43 l/minDN10Neptune (même pompe sur Neptune Trailer et Poseidon)
Jusqu’à environ 8 niveaux320 bar / 45 l/minDN10Ceto
Au-delàAssistance de la tête depuis le haut de la colonne

Pourquoi un flexible DN10 et pas DN13. Un flexible DN13 rempli d’eau pèse environ 0,75 kg par mètre. Sur 15 mètres, cela représente environ 11 kg, soit plus que la poussée d’une pompe de 170 bar. Le DN10 est le diamètre qui rend la remontée possible.

Le prix du DN10 : la perte de charge. À 43 l/min, un flexible DN10 perd environ 0,75 bar par mètre, contre environ 0,2 bar par mètre en DN13. Quarante mètres de DN10 coûtent donc près de 30 bar à la buse. La bonne pratique consiste à amener l’eau jusqu’au pied de la colonne avec le flexible DN13 de l’enrouleur, et à n’utiliser le DN10 que sur la longueur verticale.

Pourquoi pas un flexible plus fin. En DN06, la perte de charge dépasse 9 bar par mètre à ce débit. Ce diamètre convient au débouchage de petites canalisations, pas à la remontée d’une colonne.

Sur la gamme MIRAGE, la Neptune couvre la grande majorité des immeubles collectifs, et la Ceto, avec ses 320 bar, permet d’aller plus haut sans assistance depuis le toit.

Quelle buse utiliser pour une colonne vide-ordures ?

Il faut une buse rotative autofreinée, avec des jets arrière pour la propulsion et un jet avant pour franchir les dépôts. Le frein intégré limite la vitesse de rotation, ce qui donne des jets plus efficaces sur la paroi et réduit l’usure. Les buses de type Bulldog d’Enz, ou leurs équivalents chez d’autres fabricants, répondent à ce cahier des charges.

Deux points sont à vérifier avant l’achat :

  • la pression maximale de la buse, qui doit être supérieure à celle de la pompe. Certaines têtes rotatives sont limitées à 250 bar, ce qui convient à 170 bar mais pas à 320 bar ;
  • le calibrage des jets, qui doit correspondre au débit de la pompe. Une buse calibrée pour 25 l/min, montée sur une pompe de 43 l/min, ne travaille pas à la bonne pression.

Les buses conçues pour les canalisations de petit diamètre travaillent dans une colonne de vide-ordures sans contact avec la paroi. Ce sont les passages répétés, à la montée puis à la descente, qui font le nettoyage.

La procédure en six étapes

  1. Vérifier le dossier technique amiante. Les colonnes construites avant 1997 sont souvent en fibrociment. Le dossier technique amiante des parties communes doit être consulté avant toute intervention.
  2. Préparer l’immeuble. Prévenir les occupants, fermer et condamner les vidoirs de chaque niveau, vider le réceptacle et dégager le local de réception.
  3. Engager la tête et monter en pression progressivement. La tête est introduite à la base de la colonne, puis la pression est augmentée jusqu’à ce qu’elle remonte de manière régulière.
  4. Décrasser par passages successifs. La tête monte, puis le flexible est ramené lentement. Les passages sont répétés jusqu’à ce que l’eau redescende claire.
  5. Désinfecter au dernier passage. Le produit désinfectant homologué est injecté pendant la dernière montée et la dernière descente.
  6. Traiter le local de réception. Lavage et désinfection du local et du réceptacle, évacuation des eaux, puis rapport d’intervention laissé au gestionnaire.

Ce qu’il faut vérifier avant d’intervenir

L’état du conduit. Un conduit en amiante-ciment dégradé ne doit pas être lavé à haute pression sans évaluation préalable, car le jet peut libérer des fibres. Dans ce cas, l’intervention relève de règles spécifiques au risque amiante.

Les bouchons. L’article 78 du règlement sanitaire interdit de jeter dans un vide-ordures des liquides, des objets inflammables ou des objets susceptibles d’obstruer le conduit. En pratique, les colonnes en reçoivent, et la tête rencontre des dépôts gras et des bouchons qu’il faut traiter avant le lavage proprement dit.

La géométrie. Les dévoiements et les raccords entre éléments freinent la remontée. Une colonne qui bloque toujours au même niveau signale souvent un défaut du conduit plutôt qu’une pression insuffisante.

À ne pas confondre avec le lavage des colonnes de tri

Une colonne vide-ordures est un conduit vertical intérieur à l’immeuble. Les colonnes aériennes ou enterrées des points d’apport volontaire sont des conteneurs extérieurs, lavés avec un tout autre matériel, présenté dans notre article sur le nettoyage des colonnes aériennes et enterrées.

Où MIRAGE intervient

MIRAGE conçoit et fabrique à Agde des hydrocureurs compacts, sans groupe d’aspiration, montés sur utilitaire ou remorque. Nos hydrocureurs compacts haute pression s’utilisent aussi bien pour le curage de réseaux que pour le nettoyage des colonnes vide-ordures, et notre bureau d’études vous aide à dimensionner le flexible et la buse selon la hauteur de vos immeubles. Nous fournissons également les flexibles haute pression DN10 et les têtes de lavage rotatives adaptées à ce travail, avec des jets calibrés sur le débit de votre pompe, que vous équipiez une machine neuve ou un hydrocureur déjà en service. Pour l’ensemble de nos solutions destinées aux entreprises d’hygiène, consultez notre page propreté et nettoyage, ou notre guide sur le matériel de curage professionnel.

Décrivez-nous votre parc d’immeubles, nous dimensionnons l’équipement.

Questions fréquentes

À quelle fréquence faut-il nettoyer une colonne vide-ordures ?

Le règlement sanitaire départemental impose de ramoner, nettoyer et désinfecter le conduit au moins deux fois par an. Les réceptacles et le local de stockage doivent être désinfectés au moins une fois par an et tenus propres en permanence. Le gestionnaire peut prévoir des passages plus fréquents si l’usage de la colonne ou les odeurs le justifient.

Peut-on nettoyer un vide-ordures avec un hydrocureur ?

Oui. Un hydrocureur compact, équipé d’une tête rotative et d’un flexible DN10 pour la partie verticale, nettoie la colonne depuis le local de réception. La pompe doit fournir assez de pression et de débit pour propulser la tête : 170 bar à 43 l/min permettent de remonter environ cinq niveaux sans assistance.

Jusqu’à combien d’étages une tête rotative remonte-t-elle seule ?

En ordre de grandeur, environ cinq niveaux avec une pompe de 170 bar à 43 l/min, et environ huit niveaux avec 320 bar à 45 l/min, sur flexible DN10. La hauteur réelle dépend de l’état du conduit, des dévoiements et du calibrage de la buse. Au-delà, la tête est assistée depuis le haut de la colonne.

Faut-il un diagnostic amiante avant de nettoyer un vide-ordures ?

Pour un immeuble dont le permis de construire est antérieur à juillet 1997, il faut consulter le dossier technique amiante des parties communes avant d’intervenir. Les conduits de vide-ordures de cette période sont souvent en fibrociment. Un conduit en amiante-ciment dégradé ne doit pas être lavé à haute pression sans évaluation préalable.

Quelle différence entre une colonne vide-ordures et une colonne de tri ?

La colonne vide-ordures est un conduit vertical intérieur à l’immeuble, dans lequel les habitants jettent leurs déchets depuis chaque palier. La colonne de tri, aérienne ou enterrée, est un conteneur extérieur de point d’apport volontaire. Les deux se nettoient à haute pression, mais avec des équipements et des méthodes différents.

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Mirage

Depuis plus de 35 ans, Mirage conçoit, fabrique, distribue et entretien des systèmes de lavage haute pression pour les professionnels, industriels et collectivités.

La société est basée est basée dans le sud de la France, en Agde.

Toutes les machines sur-mesure sont conçues fabriquées dans ses ateliers.

Mirage est certifiée ISO 9001 par DNVGL, et fait partie de la French Fab.

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