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Quel matériel pour nettoyer et désinfecter un réservoir d’eau potable ?

Spécialiste nettoyant la paroi d’un réservoir d’eau potable avec une lance haute pression

Le matériel nécessaire doit permettre de réaliser trois fonctions distinctes : décoller et évacuer les dépôts, appliquer de façon maîtrisée les produits autorisés, puis rincer l’ouvrage. Pour un usage professionnel, le choix ne dépend pas seulement de la pression : il faut aussi examiner le débit, les circuits de produits, les sécurités, la longueur des flexibles et l’intégration sur le véhicule porteur.

À qui s’adresse ce guide ? Aux collectivités, régies, exploitants de réseaux d’eau potable et entreprises spécialisées qui souhaitent acquérir leur propre équipement. MIRAGE conçoit et fabrique des systèmes de nettoyage et de désinfection ; l’entreprise ne réalise pas les prestations de nettoyage des réservoirs.

Pourquoi utiliser un équipement spécifiquement conçu pour les réservoirs d’eau potable ?

Un réservoir d’eau potable ne se traite pas comme une surface industrielle ordinaire. L’équipement intervient dans un environnement soumis à des exigences sanitaires, avec des contraintes d’accès, de sécurité, de préservation des revêtements et de maîtrise des produits employés.

Le Code de la santé publique prévoit notamment la vidange, le nettoyage, le rinçage et la désinfection périodiques des réservoirs. La fréquence de référence est au moins annuelle, avec des possibilités d’adaptation encadrées. Les dispositions et ressources applicables sont présentées sur la page officielle du ministère chargé de la Santé consacrée au nettoyage et à la désinfection des installations d’eau destinée à la consommation humaine.

La machine n’est qu’une partie du dispositif : la procédure de l’exploitant doit aussi définir la préparation de l’ouvrage, la sécurité, les produits autorisés, les contrôles et la remise en eau. Le guide technique officiel sur l’inspection, le nettoyage et la désinfection des réservoirs et canalisations constitue une source de référence.

Les trois fonctions que le matériel doit réunir

1. Le nettoyage des parois

Le nettoyage vise à retirer les dépôts présents sur les parois et les surfaces accessibles de l’ouvrage. Le dispositif doit produire une action mécanique suffisante tout en permettant à l’opérateur d’adapter son geste au support, à l’état du revêtement et à la nature des dépôts constatés.

Une installation professionnelle comprend généralement :

  • un groupe de pompage adapté au couple pression-débit recherché ;
  • un régulateur de pression avec retour à la cuve ;
  • un manomètre lisible par l’opérateur ;
  • un filtre en amont de la pompe ;
  • un flexible dont le diamètre et la longueur limitent les pertes de charge ;
  • une lance et une buse adaptées au travail à réaliser ;
  • un enrouleur facilitant le déploiement et le rangement du flexible.

La pression maximale inscrite sur une pompe ne correspond pas nécessairement au réglage utilisé pendant le nettoyage. Le dimensionnement doit considérer la pression et le débit réellement disponibles à la lance, après prise en compte du circuit, du flexible et de la configuration de travail.

2. L’application des produits de nettoyage et de désinfection

L’application des produits doit être distincte du circuit de nettoyage haute pression. Un circuit dédié facilite la sélection du produit, la compatibilité des composants et la maîtrise de la pulvérisation.

Il convient notamment de vérifier :

  • la compatibilité de la pompe, des raccords et des flexibles avec les produits prévus ;
  • la présence de réservoirs séparés et identifiables ;
  • le mode de sélection du produit injecté ;
  • la pression et le débit de pulvérisation ;
  • la portée de la lance, en particulier pour les parties hautes ;
  • les possibilités de rinçage du circuit après utilisation.

Le choix du produit, sa concentration, son temps de contact et les contrôles associés ne doivent pas être déduits des seules performances de la machine. Ils relèvent du protocole validé par l’exploitant, des prescriptions du produit et du cadre sanitaire applicable. Il n’existe donc pas de dosage universel à appliquer à tous les ouvrages.

3. Le rinçage

Le rinçage ne poursuit pas le même objectif que le nettoyage mécanique. Il sert à évacuer les résidus décollés ainsi que les produits appliqués, conformément à la procédure retenue. Un débit élevé à pression réduite peut être plus pertinent qu’une pression maximale pour cette phase.

Un système bien conçu doit permettre de passer clairement d’un mode à l’autre. Cette séparation réduit les manipulations improvisées et aide l’opérateur à appliquer la séquence prévue par sa procédure interne.

Pression et débit : deux données à lire ensemble

Une erreur fréquente consiste à choisir un équipement en comparant uniquement sa pression maximale. Or, la pression décrit l’intensité de l’action mécanique, tandis que le débit détermine la quantité d’eau disponible pour entraîner et évacuer les matières.

Il faut distinguer trois niveaux d’information :

DonnéeCe qu’elle indiquePoint de vigilance
Capacité de la pompePlage de performance du groupeCe n’est pas nécessairement le réglage de travail
Mode de nettoyagePression et débit utilisés pour l’action mécaniqueÀ adapter au support et à la procédure
Mode de rinçageDébit disponible à pression réduiteDoit permettre l’évacuation des résidus

La sélection finale doit néanmoins tenir compte de la longueur des flexibles, de la différence de hauteur entre le véhicule et la zone de travail, des accessoires employés et des caractéristiques de l’ouvrage.

Quelle capacité de cuve prévoir ?

La capacité de la cuve embarquée doit être choisie à partir des conditions réelles d’exploitation, et non à partir d’une autonomie théorique unique. La consommation varie selon l’état de l’ouvrage, sa géométrie, la durée des phases de nettoyage et de rinçage, ainsi que la disponibilité d’un point de remplissage.

Avant de définir la capacité, il faut documenter :

  • la présence et le débit du point d’eau sur site ;
  • la distance entre ce point et le véhicule ;
  • le nombre d’ouvrages prévu par tournée ;
  • les contraintes de masse et de charge utile du porteur ;
  • l’espace disponible pour la cuve et les autres composants ;
  • les conditions d’accès et de stationnement.

Une cuve plus grande augmente aussi la masse et l’encombrement. Sa compatibilité avec le véhicule doit être validée lors de l’étude d’intégration.

Dans la gamme ANDARTA, les configurations S100 et S200 reçoivent une cuve de 350 litres. Le S400 peut être configuré avec une cuve de 350 litres ou jusqu’à 500 litres, selon le véhicule et le projet.

Les sécurités à intégrer au cahier des charges

Le matériel de nettoyage doit protéger à la fois les opérateurs et ses propres composants. Plusieurs sécurités méritent d’être vérifiées avant l’achat :

  • arrêt d’urgence accessible ;
  • coupure automatique du moteur en cas de manque d’eau ;
  • alarme signalant le défaut d’alimentation ;
  • protection du moteur et de la pompe ;
  • filtre de protection avant la pompe ;
  • système anti-débordement de la cuve ;
  • cloison ou dispositif anti-ballant pour le transport ;
  • coffret électrique adapté à l’environnement de travail ;
  • visibilité du niveau d’eau ;
  • accès aux composants pour l’entretien courant.

Ces équipements ne remplacent pas l’analyse des risques liée à l’ouvrage. Les citernes, cuves et réservoirs peuvent relever des situations d’intervention en espace confiné. L’INRS rappelle notamment les risques d’atmosphère appauvrie en oxygène, toxique ou explosive, ainsi que la nécessité d’une analyse préalable, de procédures spécifiques, d’une ventilation adaptée, de contrôles d’atmosphère, de moyens de protection et de personnels formés. Voir le dossier original de l’INRS : Espaces confinés : ce qu’il faut retenir.

Fourgon, pick-up ou camion-plateau : choisir le porteur avant la configuration

Le véhicule n’est pas un simple support. Il détermine l’accès aux sites, la charge utile disponible, la protection de l’installation, les possibilités de rangement et l’ergonomie quotidienne.

ConfigurationPorteurCritères de choix principaux
ANDARTA S100Fourgon utilitaireÉquipement compact et protégé, accès urbains ou sites nécessitant un fourgon
ANDARTA S200Pick-upAccès difficiles, terrains irréguliers ou ouvrages isolés
ANDARTA S400Camion-plateau carrosséProtection des organes, rangements supplémentaires et cuve pouvant atteindre 500 litres

Système intégré ou assemblage de plusieurs équipements ?

Un système intégré permet de concevoir l’ensemble autour d’un même usage :

  • implantation étudiée sur le véhicule ;
  • cuve et composants arrimés sur un châssis dédié ;
  • circuits identifiés pour le nettoyage, la pulvérisation et le rinçage ;
  • commandes et sécurités regroupées ;
  • longueurs de flexibles définies selon les distances de travail ;
  • accès prévu pour la maintenance ;
  • rangement cohérent des lances et accessoires.

Cette intégration ne dispense pas l’exploitant des équipements de sécurité et de contrôle exigés par sa procédure. Elle limite les éléments techniques à recomposer autour du véhicule à chaque départ.

Exemple de configuration technique : la gamme ANDARTA

Les systèmes ANDARTA sont conçus et fabriqués par MIRAGE pour équiper les professionnels responsables de l’entretien de réservoirs, châteaux d’eau, bâches et cuves d’eau potable. MIRAGE fabrique et intègre les équipements ; les opérations sur les ouvrages restent réalisées sous la responsabilité de ses clients.

Le cœur technique commun de la gamme comprend notamment :

ComposantConfiguration de référence
MotorisationMoteur essence 25 ch
PompeHawk, capacité 170 bar / 43 l/min
Nettoyage140 bar / 20 l/min
Rinçage15 bar / 40 l/min
Cuve d’eau350 L ; jusqu’à 500 L sur S400 selon configuration
ChâssisAcier galvanisé à chaud ou acier inoxydable 304
Lance de nettoyageLance à jet variable
PulvérisationPompe électrique 12 V compatible avec les produits acides, 10 bar / 6 l/min
Réservoirs de produitsDeux réservoirs en polyéthylène de 18 L
Lance de pulvérisationTélescopique, de 1,8 à 5,4 m
RemplissageFlexible DN19 de 25 m
CommandeCoffret IP55, arrêt d’urgence et sécurités moteur/pompe

La checklist avant de consulter un fabricant

Pour obtenir une proposition pertinente, l’acheteur doit transmettre davantage qu’une pression et une capacité de cuve souhaitées. Le dossier de consultation devrait préciser :

  1. Les types d’ouvrages concernés : réservoirs enterrés ou semi-enterrés, châteaux d’eau, bâches ou cuves.
  2. Le nombre d’ouvrages et l’organisation prévisionnelle des tournées.
  3. Les distances entre la zone de stationnement et les points de travail.
  4. Les différences de hauteur et contraintes d’accès.
  5. La disponibilité d’un point d’eau et ses caractéristiques.
  6. Le véhicule existant ou le type de porteur envisagé.
  7. La charge utile et les dimensions disponibles, à faire valider.
  8. La capacité d’eau souhaitée.
  9. Les longueurs de flexibles nécessaires.
  10. Les matériaux attendus pour le châssis, les raccords et les enrouleurs.
  11. Les produits prévus et leurs contraintes de compatibilité.
  12. Les besoins de rangement, de protection et de verrouillage.
  13. Les accessoires et lances nécessaires.
  14. Les exigences de maintenance, de formation et d’assistance.
  15. Les équipements de sécurité prévus par la procédure d’intervention.

Cette checklist aide le bureau d’études à dimensionner l’installation autour de l’usage réel, du véhicule et des contraintes de l’exploitant.

Questions fréquentes sur le matériel de nettoyage des réservoirs

MIRAGE réalise-t-il le nettoyage des réservoirs d’eau potable ?

Non. MIRAGE conçoit, fabrique et intègre les systèmes ANDARTA. Ces équipements sont destinés aux collectivités, régies, exploitants et entreprises spécialisées qui réalisent eux-mêmes les opérations ou souhaitent équiper leurs équipes.

Faut-il choisir la machine qui affiche la pression la plus élevée ?

Non. La pression maximale ne suffit pas pour juger une configuration. Il faut étudier le débit, les réglages de travail, les pertes de charge, la longueur des flexibles, la nature des surfaces et le débit nécessaire au rinçage.

Les modèles S100, S200 et S400 ont-ils des usages de nettoyage différents ?

Ils partagent les mêmes fonctions principales. La différence porte d’abord sur l’intégration : fourgon pour le S100, pick-up pour le S200 et camion-plateau carrossé pour le S400. Le S400 peut également recevoir une cuve allant jusqu’à 500 litres.

Un seul circuit peut-il servir au nettoyage et à l’application des produits ?

Un équipement professionnel doit permettre une gestion maîtrisée des différentes fonctions. Sur ANDARTA, le nettoyage haute pression, la pulvérisation des produits et le rinçage basse pression sont organisés en modes distincts, avec un circuit de pulvérisation dédié.

Le système de nettoyage suffit-il pour intervenir dans un réservoir ?

Non. La machine ne remplace ni la procédure sanitaire ni les mesures de prévention. L’exploitant doit prévoir les contrôles, équipements de protection, moyens d’accès, ventilation, organisation des secours et compétences nécessaires à la configuration de l’ouvrage.

Choisir un équipement à partir de l’usage réel

Le bon système n’est pas nécessairement celui qui affiche la pression ou la cuve la plus élevée. C’est celui qui réunit les trois fonctions nécessaires, s’intègre au véhicule disponible, atteint les différentes zones de l’ouvrage et peut être utilisé et entretenu dans les conditions définies par l’exploitant.

Pour préparer une étude, rassemblez les caractéristiques de vos ouvrages, les distances de travail, les informations sur le porteur et les contraintes d’exploitation. Le bureau d’études MIRAGE pourra alors définir la configuration ANDARTA et les options adaptées.

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Depuis plus de 35 ans, Mirage conçoit, fabrique, distribue et entretien des systèmes de lavage haute pression pour les professionnels, industriels et collectivités.

La société est basée est basée dans le sud de la France, en Agde.

Toutes les machines sur-mesure sont conçues fabriquées dans ses ateliers.

Mirage est certifiée ISO 9001 par DNVGL, et fait partie de la French Fab.

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